Attention ! Dézingueur à l’approche

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« Elle est magnifique. Non, mais crois-moi lorsque je te dis n’avoir jamais vu une personne aussi géniale… »

Présentée comme ça, il n’a l’air de rien. Mais replaçons le mot dans son contexte. Vous êtes assise en face d’un homme qui, selon toute vraisemblance a envie d’un peu plus que détailler le curriculum vitae de ses anciennes ou actuelles camaraderies. Il ne le dit pas, ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille, mais il souhaite, c’est très clair, un peu plus que ce face-à-face-là. L’exposer serait trop simple. Et puis, il est un peu intimidé, comme nous tous dans ses moments-là. Ce serait si simple de dire «  je ne sais pas bien comment te le dire mais tu me plaît ». Lui opte pour une autre voie. Il doute de lui et emprunte le raccourci qui lui semble le plus sûr : vous faire douter également.

C’est ainsi que…

«  C’est une fille magnifique. Nous avons eu une aventure merveilleuse. Elle est parfaite. Le genre mannequin, 1, 80, un corps à tomber par terre. Le genre qu’on ne manque pas de remarquer, quand elle entre dans une pièce ». C’est bon. Vous aviez compris. Mais il lui faut en ajouter une couche. « Alors là, Patrick, toi, tu ne t’emmerdes pas. Mes potes étaient hallucinés de la voir aussi accrochée… » Et bla bla bla. C’est la nana. Le top du top. Mais, « j’ai choisi de n’être pas avec elle. A vrai dire, j’ai pris une autre direction parce que je sentais qu’avec elle, les choses pourraient aller trop loin. Un canon. Tu imagines. Je n’ai jamais vu une fille aussi magnifique… ».

Feux de détresse

De deux choses l’une: soit vous être hyper confiante, jamais vous ne doutez, vous êtes une sorte d’hybride. Soit vous n’êtes qu’un être normal, qui connaît ses défauts, ses qualités et qui pourrait penser ‘Waouh. Et ce mec-là veut être avec moi ?!! » et tomber, la tête la première, dans le piège. Le dézingueur est une espèce répandue Qu’on lui donne le nom de manipulateur ou d’imposteur, le résultat est le même, il vient d’user de son arme absolue, le doute, et de vous abuser.

Basquiat - Couronne

A moins que…

Heureusement, ce n’est pas le premier. Ce ne sera sans doute pas le dernier. L’espèce est en vogue. Il n’a pas de genre, ne prend pas rendez-vous. Lui bien sûr, trop occupé à broder, ne s’est pas rendu compte que vous le fixiez, une main sur le menton, un sourire aux lèvres. Comme, avant lui, vous avez fixé les autres depuis que vous avez compris le ‘truc’. Tous ceux qui, vagues connaissances ou de longue date, ‘amis de galère’, parents, sous couvert de vérités vous ont asséné leur « tu n’y arriveras jamais. Celui-là n’est pas pour toi », «  si tu étais un peu plus ci, un peu moins ça, peut-être pourrais-tu. Mais là… » ou « Ça, c’est pour les autres pas pour nous » et autres conneries du même acabit. Vous avez saisi depuis un temps que le ton juste est la simplicité d’approche, l’ouverture à l’autre. Que du reste, de tout cela, il ne reste qu’à rire (ou continuer d’en sourire). Puisqu’en souffrir est hors de propos. En vouloir hors de (votre) portée.

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