Suivre la trace: une révélation issue de la sexualité des oursins

Une fois le principe établi, puisque les modalités de fécondation des oursins énoncées, (pour ceux qui ne suivraient pas – cela arrive -, lire le post précédent) comment déceler la trace ? Comment la reconnaître dans ce flot d’informations et de messages qui nous emportent jusqu’à la submersion ? Les oursins seraient-ils plus malins que nous ?

Ils n’y pensent pas. Ils sont conditionnés pour. Ils font ça comme des bêtes. Oser s’en inspirer passerait presque pour une aberration.Mais les oursins fécondent, procréent, se multiplient, créent quoi qu’il en soit, d’instinct, sans même se voir sans même se rencontrer tandis que nous nous rencontrons tous les jours, des transports en course en passant par le boulot, le café, etc. Et nous avons des yeux. Nous nous rencontrons mais combien de fois nous voyons nous ? Quand nous regardons-nous ? Dans son livre, Le jour j’ai appris à vivre, l’histoire d’un homme qui remet en cause sa vie lorsqu’il apprend sa mort prochaine, Laurent Gounelle, l’auteur, raconte le bonheur de son personnage de découvrir les autres en prenant simplement le temps de les voir vraiment. Première piste donc, pour remonter la trace – c’est l’idée du post – se regarder, pour se voir.

BasquiatFemme

Seconde idée…

Ma grand-mère me répétait souvent qu’il ne faut pas mélanger les torchons et serviettes. Ce faisant, elle essayait de m’expliquer que les gens disposent d’une éducation, d’une culture et que, pour s’assurer le meilleur ménage, il fallait éviter autant que faire se peut de mélanger ce qui ne s’accommode pas. La trace pourrait-elle être affaire d’éducation, de culture ? Ce qu’elle essayait de me dire alors, c’est en tous cas ce que j’ai envie de croire parce que je voue une admiration sans borne à ma grand-mère aujourd’hui disparue, est que les choses sont déjà suffisamment compliquées pour y ajouter la complexe différence de culture et d’éducation. Oui mais quelle culture et quelle éducation ? Aujourd’hui, peu importe que l’un ou l’autre ait fait des études, que l’un soit plus manuel, l’autre plus intellectuel, nous vivons une époque formidable où le talent, le savoir, les compétences se calculent à l’aune de la réussite sociale, de l’investissement que l’on met à réussir la personne que l’on souhaite être, à l’aune de l’accomplissement d’un soi devenu référence quelqu’en soit les défauts, une époque formidable où la ligne de démarcation-éducation semble s’être un peu estompée. Quant à la culture, les polémiques nées des propos de ceux qui considèrent qu’elles ne se valent pas devraient suffire à signifier que la différence culturelle en tant que richesse est un principe établi, une richesse qui valorise, qui lie, qui renforce, qui épanouie, qui interroge aussi et énerve quelquefois mais qui apporte plus qu’elle ne lèse. Où donc repose la trace ? Où la trouver ?

Un être vous manque…

La trace, c’est ce qui reste lorsque tout cela est hormis. La trace est cette ressemblance de fond que l’on ressent. La trace est instinctive. Elle est profonde. Elle ne réside dans aucun apparat. Elle est une nature qui en rencontre une autre et qui se trouve révélée par elle. La trace est un idéal qui ne nécessite aucune idée, aucune posture. Elle ne nécessite même aucun mot. Elle est. La trace existe même lorsque tout est encore à écrire. Elle est le socle sur lequel se consolidera tout le reste : amitié, amour, contrats fructueux et disques d’or, vie tumultueuse ou vie tranquille, avec ou sans chien, avec ou sans jardin. Pourquoi s’interroger sur l’existence d’une trace, d’un truc, d’une cause, d’une raison d’être ensemble et de réussir à la rester ? C’est là un autre débat, dont il pourrait être question dans un prochain post.

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