Il y a-t-il un âge pour être heureuse ?

J’avais ce matin une discussion avec une voisine, presque cinquantenaire, belle, professionnellement et personnellement épanouie, une discussion sur la vie, nos envies, nos besoins. Si nous nous rejoignions sur l’essentiel – se fixer des objectifs, se remettre en question, plus simplement questionner ses besoins, ses envies, la vie de couple, les enfants, leur éducation- nous nous sommes aussi longtemps interrogées sur ces moments de vie où nous nous sommes senties pleinement heureuses. A quoi tenaient-ils ?

BasquiatStardust

Les âges de la vie

Prenons les tranches d’âges par dizaine, en occultant la première durant laquelle la question ne se pose pas vraiment. La seconde, entre dix et vingt ans est celle des premières libertés, celles des grandes découvertes, tumultueuse, celle de la distance avec les parents, celles que nous revivons maintenant, avec nos enfants, celle où il est bien difficile de faire avec soi, avec les autres, celles durant laquelle le questionnement est souffrance, un nid de mal-être par méconnaissance de soi, par envie d’être les autres, peut-être, parce que l’on se rend compte que ce n’est pas possible. La suivante, de vingt à trente ans aura été, pour toute les deux, une phase de construction: les études ou pas, les voyages, les rencontres, les amis qui partent, ceux qui restent, ceux qui reviennent et ceux qui ne reviendront pas, la naissance du couple souvent, des enfants. La belle époque dit-on, un peu folle mais riche de réponses considérées comme une finalité, le début d’une phase tranquille et établie, entre trente et quarante ans, avant la phase suivante, celle de la fatigue du corps et de l’esprit, de l’ennui…

Le bonheur tient à peu de choses

Et puis nous en avons ri. De nos organisations, de nos classements, de nos agendas, d’une certaine nostalgie, de parler comme des vieilles comme s’il n’y avait plus rien à venir, comme si tout était dit et que, si ce n’était pas le cas, ce n’était plus à faire. Tandis qu’incontestablement, nos questionnements d’ici trompent l’ennui. Ils le repoussent. Ils l’interrogent. Nous sommes arrivées à la conclusion que malgré les fatigues – ponctuelles – du corps et de l’esprit, nous étions sereines aussi et capables d’un bonheur dont nous avions créé le terreau. Par nos choix. A la vérité, il n’y a pas d’âge pour se sentir bien. Il y a une capacité, plus ou moins présente, de vivre l’instant, le bonheur. Il y a ces moments de plénitude, ce sentiment d’être empli de soi, empli par cet entourage qui y ajoute sa propre plénitude, de la sérénité. Il n’y a pas d’âge pour être heureux. Peut-être arrive-t-il un moment où l’on sait mieux en profiter.

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