» Chaque livre est un homme… »

le

 » Ils ont isolé sa trajectoire écrite de ses sillonnements. Ils ont privilégié une de ses langues au détriment de l’autre. Parmi (…) les cultures, ils n’en ont retenu qu’une selon les airs du temps.
Ils y ont vu l’Europe, en d’autres heures l’Afrique, négligeant le reste. Ils l’ont vue blanche, puis noire, oubliant les gammes ouvertes de sa palette. Ils ont été embarrassés quand l’écrivain n’était pas né sur place et témoignait pourtant de cette condition. Ils ont été surpris quand, né sur place, l’écrivain n’exprimait qu’un ailleurs de lui-même. Ils ont…

Aujourd’hui encore, ils persistent et mutilent les pompes de ce chaos.
Marronne-les.

Appelle-la simplement littérature créole. Cela témoigne que, née ici, aux Amériques, elle a connu la créolisation qui, dans le creuset des îles ouvertes, a mélangé le Divers-monde.

(…)

Descends au coeur des hommes, touche la chaleur des chairs, le palpitant d’une vie, le plaisir dans chaque texte.Ici pour la littérature, l’aventure est nouvelle. Alors plutôt que brève, place l’incise autrement…  »

Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, Lettres créoles

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s