Et sinon cette relation, tu l’appelles comment ?

Le vocabulaire des relations amoureuses est peut-être trop restreint…

« On est ensemble. Mais tu peux, si tu le souhaites, avoir des relations extérieures. Et non, je ne peux pas t’appeler parce que j’ai des obligations. Mais bien évidemment que l’on peut dîner quelquefois, danser pourquoi pas et échanger sur nos vies après l’amour, parler de nos enfants, tout ça… On s’appelle occasionnellement, pour se voir à l’occasion… – Et, comment tu appelles ce type de relations ? ». Le problème, c’est ce besoin d’un cadre. Rien à voir avec l’envie de comprendre les choses pour tenter de les vivre pleinement, c’est ce besoin de tout contrôler. Dans son ouvrage sur les pervers narcissiques, Jean-Charles Bonchoux, dédicace ses premières pages à toutes les personnes sensibles, en leur souhaitant d’être heureuses. Non, ce n’est pas une tare d’être sensible et de l’exprimer. Attendre de l’autre un minimum d’égard, d’attention, de respect n’a rien d’anormal. Bien que légèrement hors champs, un chouya hors du temps, la sensibilité et le besoin d’affection ne sont pas extraterrestres. La tare, c’est (quelquefois) l’autre. Elle s’appelle comment cette relation dans laquelle on enferme à coup d’aphorismes merdiques ?

Souffle…

Cela s’appelle comment de profiter du besoin de tendresse pour imposer ses besoins extraordinaires ? Mais oui. Extraordinaires.  Nous vivons une époque formidable où tout est possible et c’est tant mieux. Une personne avec qui discuter de sa vie (on peut même le faire couché), cela s’appelle un pote. Une personne avec qui tu gères un contrat, tu fixes un agenda, cela s’appelle un collègue ou un client. Tu peux même l’annuler, le modifier, l’affiner à ton gré. Des personnes qui ne veulent rien de plus que du sexe, cela court les rues. Pourquoi ne pas engager ce truc, le nom de la relation, si vous me suivez, n’a pas encore été défini, avec ce type de personne ? Pour la simple et bonne raison que l’engagement ne sera pas le même. Et que le sexe, sans un peu d’engagement, bah, c’est tellement moins sympa !

Basquiat - Couronne

Le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière

Donc, voilà. Ton cœur, tes sentiments ? C’est à toi de savoir gérer ça, de faire preuve de maturité, de grandir un peu ! A toi de faire la part des choses. A toi de le/la comprendre, de comprendre, de vivre avec ton époque, avec ses besoins, avec ses envies sans trop t’investir hein, quand même. A toi de prendre la décision de couper court si cela ne va pas, si tu ne gères pas. A toi, suffisamment mal en point pour exprimer ton besoin d’affection dans ce mode de bruts, de prendre la décision de mettre de la distance parce qu’elle te tuera cette relation. Mais enfin, comment l’appeler ? L’égoïsme. Je ne vois pas d’autre mot mais suis ouverte à toute suggestion.

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