Cinquante nuances de gris

D’abord concevoir…

Entouré depuis le jeune âge, on pense cette situation sinon obligatoire, absolument nécessaire. A l’adolescence, on entre en conflit, en opposition de façade. Parce que, dans le fond, rien n’est tout à fait fondé puisqu’immature, éperdu. Et puis, le temps passant, on entre dans une vie qui, sans que l’on s’en rende compte, s’inscrit parfaitement dans la ligne qui a été tracée pour soi, par les autres mais avec tellement de bienveillance qu’il n’existe aucune raison de douter qu’elle la bonne, la meilleure. Elle si claire, si précise, si finement liée à ce que l’on considère encore comme des choix propres. Et puis, elle remporte l’adhésion à un moment où l’on est sûr que le nombre dit la vérité. Tout est calme alors. Le temps est au beau. L’horizon n’est pas si clair, les orages viennent, passent et qu’importe : rien en ce bas monde n’est parfait, fini. Il en va ainsi pour notre vie comme pour celle des autres…

Coup de fouet
Un jour, un détail, presque rien, pousse au questionnement : un mot, un film, un rêve, une discussion, une rétrospective. Et la sensation de mal-être, les doutes d’antan que l’on croyait disparus, ensevelis sous les gravats de quelques certitudes nées de l’expérience accumulée, se forgent et percent jusqu’au subconscient. Vaillants, téméraires, malgré les écarts de main et les luttes intérieures, ils poursuivent leur travail de sape d’une tranquillité instaurée, pour devenir conscients. Et… Les questions s’amoncellent, s’agrègent autour de nœuds nées dans les failles de la construction, elles deviennent dérangeantes. Elles deviennent perturbantes. Tellement que l’on se tourne, et c’est bien normal, vers ces proches qui ont toujours été là, bienveillants, aimants et attentifs. Et les réponses toutes prêtes tentent de combler à coup de ‘c’est comme ça’, ‘pareil pour tout le monde’, ‘ne t’inquiète pas’, ‘concentre-toi sur l’essentiel’ le vide qui s’installe. On obéit. Encore une fois. La force de l’habitude. Mais le temps a fait son œuvre. Ni le subconscient ni la conscience ne sont dociles qu’antan. Le doute s’accentue, s’insinue, en toute chose et se fait rage. La rage devient folie, perturbations tout au moins, dérèglement en tous cas. Non. Ce n’est pas la voie. Ce ne sont pas les bonnes solutions. Il doit y avoir autre chose…

Untitled - Basquiat

Dominer la soumise

On entend mais on ne comprend plus. On tente de dire encore, d’expliquer, d’expliciter les hésitations, la quête nouvelle, originale. L’adhésion autour de la projection sera signe que c’est bien une vérité qui émerge. Il la faut. Question d’habitude. Question de confort. Le confort. Voilà le coupable. Voilà en même temps la finalité. Comprenez ! Partagez ! Soutenez ! Non. Non, il n’y aura pas d’accord général cette fois. Et pourtant, c’est bien la route, c’est bien ce chemin. Il faudra faire seul. Faire seul et en confiance. Voilà la nouvelle route et l’objectif tout à la fois. Il faudra faire seul et ce faisant, dominer la soumise, sans ménagement et aménager l’avenir auquel on croit peureusement dans un premier temps, puis de plus en plus fort à mesure que les succès, même les plus infimes, pointent. Prendre le temps. De se réjouir de chaque petite victoire qui sont autant de vérités neuves. Demeurer serein dans le tumulte persistant. Avancer. Malgré tout. Donner, donner, donner encore jusqu’à recevoir.

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