Le blues du collégien

Vous l’ignoriez peut-être, mais ceci explique grandement cela…

Basquiat - Profit - Nanachronique

Un ami, plus jeune, plus proche de l’âge de mon fils, que j’entretenais du manque d’intérêt de celui-ci pour cette fantastique nouvelle année de Sixième qu’il a entamé, m’a instruite du concept. Pour aller au cœur des choses, le Français le barbe. Il n’a aucune inclination pour la versification. Encore moins pour la structure des contes qu’ils préfèrent toujours m’entendre lui raconter. Idem, les sciences de la Vie et de la Terre ne lui inspirent aucune espèce de sympathie. Et la technologie, en laquelle je fondais de grands espoirs, ne lui parle du tout. En fait, si. Elle ne lui parle que trop. Je me souviens de l’heure, des heures que nous passions à construire des petites choses électroniques, pas toujours utiles, qu’il s’agissait de faire fonctionner. C’est ainsi que je lui ai vendue la matière. Manqué… Lui, eh bien, il apprend la différence entre le dessin de définition et la vue en perspective, les différents formats, l’utilisation du vélo à Paris, les traits visibles et les traits invisibles. Il apprend à faire la différence entre les besoins vitaux, sociaux et personnels, à définir ce qu’est un objet technique. La pratique, ce sera peut-être plus tard. On se tient au courant…

Passage fatidique

Cet ami m’a donc informé d’un malaise que je ne connaissais pas : le blues du collégien. Il interviendrait au moment du passage du CM2 en sixième et serait l’expression d’une peur de l’établissement, plus grand, moins familial, des désormais très nombreux enseignants, de la distance plus prononcée entre eux et leurs élèves. L’intensité du blues dépendrait du nombre de « potes » inscrits dans le même établissement, partageant la même classe. Dans mon cas, ça va. C’est pas mal. Le blues du collégien ne durerait pas et nécessiterait une attention plus grande, beaucoup de patience. Il conduirait immanquablement à ne montrer, vous l’aurez compris, aucun intérêt à ces matières nouvelles pour certaines, plus anciennes pour d’autres mais quoi qu’il en soit dispensées suivant une perspective et des objectifs différents … Voilà… Bon alors, il ne m’a fourni aucun autre remède que la patience dont il a été question quelques lignes plus haut. Mais, à quelques jours de la fin du premier trimestre, j’espère ici vous être utile et contribuer à mettre un mot sur la problématique qui ronge votre pré-ado et vos fins de semaine. Ce premier blues devrait nous préparer aux très nombreux autres à venir.

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