La résilience, c’est comme les goûts et les couleurs : dans la nature

Voilà. C’est la rentrée. Le retour. En ville. Au bureau. Dans les transports. Le retour des plannings surchargés, du stress, des choix organisationnels, de la confusion aussi, des questionnements… Dans le flot qui m’assaille tout de suite, j’en choisis une, fort à propos et tellement en accord avec le sujet central de mon blog : la gentillesse doit-elle être sélective ? Florilèges de situations…

En sortant du métro, un homme m’observe avec insistance. Ayant déjà été confrontée, comme beaucoup de femmes j’imagine, au harcèlement dans les transports (poursuivie, hélée, chahutée, etc.), je presse le pas. Il s’arrête plus loin, m’observe, toujours aussi insistant. Je me dépêche d’autant d’entrer dans l’immeuble qui abrite mon bureau, inquiète. Il passe devant la vitre, tourne la tête et me confirme qu’il me suivait… Ou peut-être avait-il quelque chose à me demander ? Peut-être était-ce une personne avec qui j’ai rendez-vous ? Peut-être est-ce le hasard ? Une coïncidence, même si je n’y crois ? Peut-être aurait-il mieux valu mettre au placard mes angoisses urbaines. Peut-être mieux fallait-il en avoir le cœur net et lui poser la question, pour savoir si l’on se connaît, s’il a besoin d’une indication, de quelque chose. Excès de compréhension ? Naïveté ? Contact humain, en tous cas. Pourquoi pas ?

Jean-Michel BASQUIAT...

Situation n°2
Je discute avec une collègue. Nous décidons de prendre un café ensemble, de faire une pause. Au café, nous rencontrons d’autres collègues. Elles s’arrêtent pour discuter avec quelques camarades. J’en fais de même. Nous nous séparons finalement un moment pour nous retrouver quelques minutes plus tard pour pratiquer la pause décidée tantôt. Ses camardes nous croisent. L’une s’écrit :

Non mais, elle est formidable !.. C’est formidable de casser du sucre sur son dos et de poursuivre quelques minutes plus tard une grande et belle conversation !

Je ne réponds rien.
Ma collègue m’entretient de sa tenue qu’elle ne juge pas terrible aujourd’hui…
Un ange passe.
Que dire ?
Mais il y a-t-il vraiment quelque chose à dire ?
Comment se débarrasser de ce sentiment horrible et persistant d’être entouré de parasites ?
Respirer un bon coup.
Et se dire que l’on partage le monde avec sept milliards de personnes. Biens, moins biens, pas biens mais des personnes quoi qu’il en soit.
Respirer encore un coup pour dégager définitivement les dernières pensées négatives.
Et se remettre en selle pour terminer la journée, la semaine, l’année, avec un esprit et une perspective toujours plus neufs.

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