Avec la base…

Elle est loufoque. Elle est réservée quelquefois, bizarre aussi, originale, dans sa rigueur, ses rigidités, dans son ouverture, feinte ou réelle. Quelquefois, elle est bavarde, criarde, bruyante. Pourtant elle est capable de conserver un secret. A sa façon. A chaque fois. Pour moi, une fois le mot passé, il fait un tour, puis deux, (voire trois, lorsqu’il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent), il grossit, mollit, durcit, rétrécit, s’empâte de nouveau et nous reviens enfin, changer, lourd de toutes sortes de détails dont ma foi, on n’aurait « bien pu s’en passer là, maintenant ». Point n’est besoin d’espérer : avec elle c’est tout ou rien. On le sait. On ne le sait que trop. De fait, les relations ont été difficiles au début. Un moment. Et, petit à petit, on s’y est fait. Avec l’âge, on a compris qu’elle était l’alternative, l’autre soi nécessaire. Non, plus que ça. Elle est un soi démultiplié, édulcoré, massif. Elle est notre société. Elle est une arme contre les (r)enfermements, la solitude, contre l’entresoi. Elle est toujours tapie quelque part, dans une attitude, une décision, une hésitation, un emportement. Elle y est depuis toujours. La déceler, puis y penser prête à sourire. L’habitude a pris son temps mais l’habitude est venue puis s’est installée, sereinement. Une fois ou deux, il a été question de s’en éloigner, de se trouver sans elle. Il le fallait. C’est désormais en elle que l’on se retrouve le mieux… pour mieux grandir encore. Rien ne se perd,rien ne se crée, tout se transforme.

Beaucoup, des amis, des connaissances, des inconnus, ont pris le large plus…définitivement. Il faut dire qu’il en est de vraiment horribles. Celles-là, on préfère ne pas y penser tellement c’est grave pour tout le monde, pour la société toute entière. Elle en est l’atome a t-on coutume de dire. A raison, me semble t-il. Ceux-là vivent avec nous, en effet. Ils traînent les tares que nous aussi supportons plus ou moins, avec plus ou moins de force, d’intensité, de proximité. Certains s’en inventent de nouvelles, pourquoi pas. Tant ça peut aider. Ils font comme ils peuvent. Nous aussi. A chacun sa vie, ses choix.

A chacun sa famille.

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